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Les SCPI sont-elles armées pour résister à la récession économique qui arrive ?

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Les SCPI ont majoritairement investi dans l’immobilier tertiaire : logistique, commerces, tourisme, bureaux. La déclaration d’urgence sanitaire et les consignes de confinement qui en ont découlé ont amené une perte financière sans précédent pour les entreprises fermées. Certaines ne s’en relèveront pas et l’absence de trésorerie les empêchera de payer leur loyer rapidement, et peut-être pour longtemps.

Le Gouvernement a effectivement mis en place des mesures de soutien pour les entreprises, parmi lesquelles la suspension des loyers. L’Association française des sociétés de placement immobilier a d’ailleurs demandé aux gestionnaires de SCPI de suspendre, reporter ou étaler le paiement des loyers des entreprises locataires. Plusieurs sociétés de SCPI ont d’ailleurs négocié en contrepartie une prolongation du contrat de location de leurs entreprises locataires.

Baisse de la demande et chute des prix ?

Outre le risque de cessation de paiement, la crise sanitaire pourrait, si elle devait se poursuivre plusieurs semaines encore, entrainer sans doute les sociétés gestionnaires, du fait des reports de paiement des loyers et des cessations de paiement, à proposer aux investisseurs des dividendes plus réduits.

Or si les parts de SCPI ont connu un large succès ces dernières années, c’était pour plusieurs raisons :

  • prise de risque modérée,
  • rendement moyen de 4,40 %,
  • taux très faible du livret A.

La demande s’était fortement accrue, générant des records de collecte depuis plusieurs années. Cette prégnance de l’immobilier d’entreprise dans un marché qui a ses limites, ajouté à une conjoncture plutôt avantageuse, a fait grimper les prix de ce type de biens.

Si la crise sanitaire venait à se prolonger, elle aurait probablement un impact à la fois sur la demande de parts de SCPI et sur la demande de locations professionnelle., forçant les prix à la baisse.

Comment les SCPI vont-elles résister à la crise du coronavirus ?

Les SCPI disposent de deux atouts principaux qui leur permettront de mieux résister à la contamination du coronavirus : elles possèdent des actifs immobiliers diversifiés et constituent des placements sur le long terme.

Des actifs immobiliers diversifiés

Les SCPI sont, pour la plupart, parvenues à investir dans un patrimoine d’entreprise diversifié, aussi bien géographiquement que sectoriellement. C’est un bon moyen de survivre dans les temps difficiles. Si en plus elles ont pu constituer un patrimoine important et qu’elles ont choyé leurs locataires, elles ont de meilleures chances de s’en sortir. A l’inverse, les SCPI qui ont joué la carte de la spécialisation, notamment les SCPI spécialisées dans l’hôtellerie, auront plus de difficultés à résister à la récession, d’autant plus si leur patrimoine immobilier n’est pas très développé.

Bien sûr, le choix de l’emplacement a aussi son importance. Les actifs immobiliers les mieux placés auront moins de difficultés à récupérer de nouveaux locataires à la fin de la crise si les anciens ont fait faillite.

La pierre, placement à long terme par excellence

Comme toujours, face à la crise, les placements immobiliers sont toujours plus résistants que les placements financiers. C’est la raison pour laquelle l’acquisition de parts de SCPI ne soit s’envisager que comme un placement à long terme.

La pierre papier, accessible à tous avec des souscriptions commençant parfois à des prix très bas, permet de se constituer petit à petit un important patrimoine immobilier. Il est même possible de diversifier ses actifs, entre les SCPI de rendement, professionnelles et résidentielles, et les SCPI fiscales. Ce n’est pas pour rien que les SCPI constituent le moyen préféré des Français pour valoriser leur épargne.

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